CHRISTOPHER SALAMAN

 

 

Anglais d’origine, né dans la campagne du Sussex en 1939.

Depuis 1993 vit et travaille dans le sud ouest de la France.

 

 

Installé près de Londres il découvre très tôt les trésors de la peinture et de la sculpture.

C'est là qu’il passe trois ans, à l'école des Beaux Arts de Camberwell, dans l'atelier du sculpteur tchèque Karel VOGEL.

Il y apprend le modelage et le dessin traditionnel : une base solide qui lui a toujours servi.

Après les Beaux Arts, suivi une période intense de recherche en peinture, Elle s'est développée peu à peu. Au départ, dans le Sussex, puis en Cornouaille. C’est par la couleur qu’il s’exprime pour rendre la lumière et la forme des paysages, effaçant peu à peu les contours de la représentation pour aller vers le non figuratif.

Ensuite à Bradford en 1961 il ne peint presque plus sur « le motif », mais dans son atelier, d'après des croquis qu’il fait dans les rues, où il dessine les gens, les paysages, les toits.

Depuis lors, c'est dans son atelier qu’il peint et sculpte. Il prend cependant toujours autant plaisir à vivre au contact de la nature. Marcher dans la campagne lui donne de l'énergie, le libère du stress généré par la création artistique ...

L'inspiration, il la trouve aussi dans les œuvres de ses ainés qui ont eu une démarche semblable à la sienne, humblement, à sa manière « je creuse mon sillon » comme le disait Rouault. À lui et à Rembrandt, il doit beaucoup. Mais aussi aux peintres de l'école de Paris qui, plus près de nous également, ont cherché à donner un sens à l'œuvre qu'ils ont construite avec patience et acharnement.

Dans les années 1970, après des vacances en Espagne, la lumière a envahi ses tableaux : des jaunes, des ocres, des ors en « à plats au couteau ». Une peinture qui reçoit un bon accueil. Cependant il est insatisfait, cette peinture est une fausse piste pour lui. Elle reste trop « à deux dimensions ». Il doit trouver de nouvelles possibilités.

« Je ne suis pas à la recherche d'une esthétique, mais d'un sens : une peinture qui aurait « le sang de la vie ». Ầ nouveau, je dois me perdre, accepter que chaque fois il s'agit de recommencer au début, qu'il vaut mieux ne pas penser à ce que l'on a fait auparavant si l'on veut puiser en soi, aux forces créatrices ».

« Dans ma sculpture, je suis le même processus qu’en peinture, bien que le résultat soit différent, la façon dont je travaille avec l'espace est la même : dans ce cas c'est avec la couleur, dans l'autre avec la forme. Le bronze de la sculpture reflète la lumière, l'espace y est plus fort. Les deux processus sont des expériences dans l'espace qui invitent le regard à se poser sur des plans différents. L’expérience de l'espace varie en fonction du regard, et de la façon dont il se focalise. Cette exploration reflète le processus de création, lui-même une exploration des différents plans de l'espace.

Vivre avec ces images, les contempler, c'est découvrir différents moments de leur genèse. Lorsque l'on s'attache à les regarder, les émotions changent, on entreprend un petit voyage, on rencontre force et douceur, des contrastes émergent, des éléments cachés se révèlent, on y trouve un reflet de ce que l'on est soi-même, de ce que l'on porte en soi, C'est du moins, ce que j'espère ».

 

Résumé biographique d’après les propos recueillis par G.S. automne 2010.